Home > Votre projet > confort acoustique
Retour à la liste des projets

Projet

La question du confort
acoustique entre pleinement
dans la préoccupation des
ménages.
Se protéger des bruits
extérieurs est une priorité pour
l’habitat individuel ou collectif,
situé en plein cœur d’une
agglomération, ou à
proximité d’une voie de circula-
tion.
Se protéger des bruits
provenant des espaces communs
ou des logements voisins est
une autre priorité, que l’on
retrouve dans l’habitat
collectif, ou en maisons indivi-
duelles accolées.  
Les bruits peuvent se
transmettre de 2 façons :
- transmission aérienne (par
vibration de l’air) ex : bruits
d’une conversation
- transmission solidienne (par
propagation de vibrations dans
les parois) ex : bruits du choc
des talons sur un sol dur.

Pour chaque travaux, le lien redirige vers un bouquet de travaux qui permettra de diviser par 4 ces consommations d'énergie

confort acoustique

Liens entre l’acoustique et la thermique

L’acoustique et la thermique sont 2 domaines distincts avec des interactions. Ils mettent en jeu des matériaux, des surfaces de parois et la propagation d’ondes, sonores ou thermiques. La rénovation thermique d’une enveloppe de bâtiment aura obligatoirement des effets sur les caractéristiques acoustiques de celle-ci et sur les logements.
On peut citer l’exemple pour lequel un remplacement de menuiseries simple vitrage, dans un environnement urbain, laissant passer l’air et le bruit extérieur, par des menuiseries double vitrage, aux caractéristiques thermiques et acoustiques performantes, va réduire considérablement les nuisances extérieures. En contrepartie, les occupants percevront mieux les bruits intérieurs des logements voisins, qui étaient jusqu’à présent masqués par les bruits extérieurs, leur confort n’en sera donc pas forcément amélioré. Il est donc nécessaire de maintenir un équilibre acoustique entre l’intérieur et l’extérieur.    

Distinction entre correction acoustique et isolation phonique :
La correction acoustique consiste en la mise en œuvre de revêtements absorbants sur les parois d’un local limitant les réverbérations sonores et donc le niveau sonore résultant. Le revêtement acoustique absorbant améliore l’intelligibilité de la parole (on retrouve ce type de matériau dans des salles de réunion, halls de gare, salles de spectacle).  
L’isolation acoustique consiste en la création de barrière entre le local émetteur et le local récepteur. 

Note sur l’isolation thermique, par l’intérieur ou par l’extérieur :
- Isolation thermique par l’intérieur : elle peut avoir un impact négatif sur la transmission latérale des bruits par les façades. Les facteurs déterminants sont le type d’isolant choisit et le type de pose (désolidarisé du mur porteur). L’ITI peut réduire la transmission directe entre l’intérieur et l’extérieur avec un doublage acoustique. Cela se vérifiera surtout en absence de points faibles (entrées d’air, menuiseries), et dans une zone de bruit important.   
- Isolation thermique par l’extérieur : elle peut être utilisée dans le cas d’un complexe isolant rigide. Elle peut dégrader les transmissions latérales vers les locaux voisins.


Concernant les nuisances acoustiques en général, et notamment pour les situations les plus complexes, une étude acoustique peut être réalisée par un acousticien. Celle-ci permettra de déterminer précisément l’origine du bruit et donc les mesures les plus efficaces à mettre en œuvre pour remédier aux nuisances.

Travaux envisageables pour l’amélioration de l’isolation acoustique et impacts sur la thermique

Isolation de plancher entre logements

Par le dessus, cela consiste en la réalisation d’un plancher « flottant » au-dessus du plancher existant. Un isolant acoustique (matériau souple ou résilient), est déposé sur le sol existant puis, un parquet ou un sol carrelé est posé sur cet isolant. En périphérie, un matériau résilient doit être mis en place afin d’éviter le contact de l’isolant et du nouveau sol avec les parois verticales. Cette solution réduit les transmissions des bruits d’impacts ainsi que les bruits aériens. 
Par le dessous, l’opération consiste à fixer des rails au plafond, intercaler un isolant entre les rails, et suspendre aux rails un doublage constitué par exemple par deux plaques de plâtre. Cette solution atténue les bruits de chocs et les bruits aériens, sans les supprimer totalement. 

Dans les 2 cas, la transmission des bruits risque d’être reportée au niveau des parois verticales. Une solution, plus onéreuse consisterait à doubler également les parois latérales, afin de créer une boîte dans la boîte.  

Du point de vue de la thermique

L’isolant acoustique mis en place horizontalement va réduire les transferts de chaleur entre les niveaux. 
Dans tous les cas, le doublage d’un « plancher lourd », par le dessus ou le dessous, va réduire l’inertie thermique de ce plancher et va dégrader le confort d’été du local. Cela peut être atténué dans le cas d’une isolation par le dessus, par la (re)mise en œuvre d’un carrelage.

Isolation des parois verticales

Les parois verticales d’un même logement ou de logements mitoyens peuvent être doublées afin de réduire les transmissions aériennes. Le principe est le suivant : mise en œuvre d’un matériau fibreux léger absorbant sur la paroi (en panneau ou en vrac) et mise en œuvre d’un parement lourd (plaques de plâtres sur ossature, carreaux de plâtres, briques en terre cuite etc.). Le parement doit être désolidarisé des parois supports, par la mise en œuvre de bandes résilientes.
L’isolation des parois verticales donnant sur l’extérieur peut être réalisée par ajout d’un isolant acoustique. Cette solution est peu mise en pratique car souvent, les nuisances acoustiques proviennent d’autres points faibles de la façade (menuiseries ou entrées d’air).

Du point de vue de la thermique

L’isolant acoustique mis en place, verticalement, va réduire les transferts de chaleur horizontaux entre les locaux, ou des locaux vers l’extérieur. Dans le cadre de doublage d’une paroi donnant sur l’extérieur, un isolant thermo-acoustique est préconisé.
Dans tous les cas, le doublage d’une paroi verticale lourde, par l’intérieur, va réduire l’inertie de cette paroi et va dégrader le confort d’été du local. Cela peut être atténué si le parement mis en œuvre est un parement lourd : terre cuite creuse ou pleine, brique de terre compressée etc.

Isolation de la toiture

La toiture peut représenter un point faible pour la propagation du bruit de l’extérieur vers l’intérieur. Cela dépend de sa composition (cas d’une toiture rampante légère) et de l’environ- nement sonore du bâtiment (à proximité d’une route, d’un aéroport). L’amélioration acoustique de cette paroi consistera en la mise en place d’une barrière acoustique « lourde » (isolant acoustique, matériau dense de forte épaisseur), faisant obstacle aux ondes sonores.

Du point de vue de la thermique

La pose d’un complexe thermo- acoustique est préconisée. L’efficacité de l’isolation thermique dépendra de l’épaisseur d’isolant de sa résistance thermique, et de la pose de celui-ci, avec comme objectif de limiter au maximum les ponts thermiques.

Remplacement des baies

Les baies peuvent faire l’objet d’une opération de rénovation dans des zones affectées par du trafic aérien, routier ou ferroviaire. Dans ce cas-là, les fenêtres sont remplacées par des fenêtres dotées d’un fort affaiblissement acoustique. Les paramètres influençant l’acoustique sont les suivants : les épaisseurs différentes des verres, l’épaisseur de la lame d’air, la nature du cadre, la présence ou non d’entrée d’air dans le cadre etc.

Du point de vue de la thermique

On peut considérer que les doubles-vitrages acoustiques sont également performants sur le plan thermique. Ce qui n’est pas réciproque ! Un double vitrage thermiquement performant n’est pas forcément très performant du point de vue de l’acoustique, bien que toujours meilleur que le vitrage simple. Il faut donc bien cerner la priorité avant de sélectionner les produits. Pour les entrées d’air et les coffres de volets roulants, il existe des technologies permettant de limiter les entrées de bruit : chicanes, matériau absorbant à l’intérieur du dispositif, coffres isolés.

Remplacement de portes palières ou portes extérieures

Le remplacement de portes d’entrée de logement permet un gain sur l’acoustique non négligeable, notamment en immeuble collectif. Les paramètres ayant un effet sur la performance acoustique de la nouvelle porte sont : la densité des matériaux, la qualité des joints périphériques et la présence d’un seuil (cas des blocs-portes).

Du point de vue de la thermique

La performance des portes acoustiques n’est pas prépondé- rante. Le gain sera perçu par l’arrêt des infiltrations d’air grâce à la bonne étanchéité de la nouvelle porte. Une porte à isolation thermique renforcée est généralement constituée d’un panneau sandwich avec un isolant thermique au milieu, dont les caractéristiques (matériau léger) diffèrent de celles des matériaux acoustiques (matériaux denses). Un bon compromis peut être la réalisation d’un sas, qui amènera de bonnes performances acoustiques et thermiques !

Bruits provenant des gaines techniques (canalisations, conduits, chutes eaux usées)

La solution consiste en l’encof- frement des canalisations. Le coffre est composé de parement dense et d’un revêtement acoustique absorbant à l’intérieur. Au-delà, on choisira des canalisations d’évacuation en fonte de préférence ou PVC avec des performances acousti- ques élevées ; on peut compléter par le remplissage de la gaine par des matériaux fibreux absorbants.

Du point de vue de la thermique

Il n’y a pas d’incidences. On notera cependant que l’accès aux tuyauteries reste nécessaire pour les interventions ultérieures sur les installations. Cela nécessite donc la mise en place de trappe d’accès acoustique. Aussi, des manchons acoustiques doivent être placés sur les canalisations afin de ne pas conduire les bruits entre les équipements et les gaines. Lors d’une réfection des réseaux, on veillera également au bon dimensionnement des canalisations pour limiter les bruits pouvant être obtenus par le frottement du fluide sur les parois du conduit. Exemple : limiter la vitesse de l’eau à 1,5m/s dans des conduites de petite section, limiter la vitesse de l’air à 3 m/s dans des conduits de ventilation etc.

Bruits des équipements

Les bruits des équipements peuvent être d’origine aérienne ou solidienne. Si les bruits sont transmis par les vibrations de l’appareil en contact avec le sol, il est préconisé la mise en place de supports antivibratiles (par exemple des plots antivibratiles en caoutchouc, des systèmes de suspente antivibratiles pour les caissons de vmc, des colliers antivibratiles pour les conduites). Si l’équipement rayonne un bruit important, il est préconisé la mise en place d’une barrière acoustique de même type que pour les parois, et la mise en place d’un revêtement absorbant acoustique sur les parois intérieures de ce caisson. On peut envisager également de placer l’équipement dans un caisson acoustique (exemple : vmc dans des combles).

Du point de vue de la thermique

L’amélioration acoustique des équipements techniques n’impacte pas sur la thermique du bâtiment. A contrario, une rénovation thermique, comprenant une mise en place de nouveaux équipements (chaudière et équipements, caisson de ventilation etc.), ne devra pas dégrader l’environnement sonore des locaux et toutes les mesures nécessaires seront mises en œuvre.