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Projet

Souvent le gestionnaire
d’un bien immobilier ou un
propriétaire, intervient sur
son bien à la suite d’un
désordre, d’un incident ou
d’une situation à risque.
Ce moment peut être l’oc
casion idéale d’améliorer
alors l’existant, si la
situation n’est pas critique
et ne nécessite pas une
intervention immédiate.

Pour chaque travaux, le lien redirige vers un bouquet de travaux qui permettra de diviser par 4 ces consommations d'énergie

désordre sur le bâti, les réseaux, les équipements

Travaux envisageables et liens avec une rénovation énergétique

L’amiante, le plomb et autres nuisibles

Les constructions anciennes ont pu faire appel à des matériaux non autorisés aujourd’hui. Leur présence dans l’habitat peut présenter des dangers pour la santé humaine, en fonction de leur localisation, leur stabilité, leur usage et leur manipulation.

L’amiante a pu être utilisée sous diverses formes pour les usages suivants : revêtement coupe-feu (flocage), calorifuge, joints de menuiseries, colles de sols souples, conduits de ventilation ou d’évacuation, éléments de couvertures (béton fibré) etc.

Le plomb a pu être utilisé comme matériau principal pour des conduites d’adduction d’eau froide, ou a été un des composants principal de peintures.

La présence de ces éléments dans le bâtiment va poser un problème à partir du moment où leur état est détérioré ou s’ils sont déposés et manipulés. Le risque est la mise en suspension dans l’air des particules fines et leur inhalation. Une opération de rénovation nécessitera donc la réalisation d’un diagnostic technique afin de vérifier la présence ou non de ces matériaux. Si leur présence est confirmée, le programme de travaux intégrera le traitement de ceux-ci. Cela peut alourdir considérablement le budget global de l’opération.

On peut trouver également d’autres nuisibles dans une construction (termites, capricornes, champignons etc.). Si une opération d’isolation de toiture est envisagée, une inspection devra être menée au préalable afin de vérifier la présence ou non de ces nuisibles et leur impact sur l’état structurel de la toiture.

La sécurité incendie

Concernant les règles de sécurité contre l’incendie dans les bâtiments d’habitation, les logements (maisons individuel- les et logements collectifs) sont classés en plusieurs catégories : Familles 1 à 4 et IGH (Immeuble Grande Hauteur) (cf. arrêté du 31 janvier 1986). Cette réglementation impose des règles à respecter dans les domaines suivants : accessibilité du bâtiment aux engins de secours, caractéristiques des parois par rapport à leur réaction et à leur résistance au feu, équipements de désen fumage, dégagements, moyens d’extinction etc. Les bâtiments existants, construits avant la parution de cette réglementation n’ont pas obligation de se conformer à celle-ci. Cependant, le principe suivant est à appliquer : les nouveaux travaux entrepris sur les équipements et sur les éléments de construction ne doivent pas dégrader le niveau de sécurité antérieur. Dans le cadre d’une isolation thermique par l’intérieur ou par l’extérieur, les matériaux mis en œuvre doivent respecter des critères de tenue au feu et de réaction au feu. Le respect de ces critères n’est pas obligatoire dans le cadre de logements individuels ou certains collectifs. Il est obliga toire à partir d’une certaine catégorie de logements collec- tifs, et pour les établissements recevant du public. Il serait souhaitable de les appliquer pour tous les bâtiments.

Travaux d’électricité

Lors de la vente d’un logement situé en immeuble à usage d’habitation, le vendeur est tenu de mettre à disposition de l’acheteur, un diagnostic de l’installation électrique, si celle-ci date de plus de 15 ans. Le diagnostic portera sur l'état général de l'installation et indiquera et décrira les divers dispositifs de sécurité présents.

  • appareil général de commande et de protection et de son accessibilité,
  • au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre, à l’origine de l’installation électrique
  • présence sur chaque circuit d'une protection contre les surintensités adaptée à la section des conducteurs,
  • liaison équipotentielle et installation électrique, adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.

A partir de diagnostic, l’acquéreur peut décider de réaliser des travaux de mise en sécurité électrique de son logement.

Aussi, en logement collectif ou maison individuelle, d’autres travaux d’électricité peuvent être effectués : ajout de prises électriques, création d’une attente électrique pour un appareil électro-ménager, ajout d’un réseau de prises informatiques, modification des circuits d’éclairage et des équipements etc.

Ces travaux d’électricité entre pris peuvent être pensés avec des travaux de rénovation énergétique. Si un propriétaire envisage de passer des câbles électriques dans des goulottes fixées au mur, il faut se poser au préalable la question : est-ce que le mur est isolé et n’est-il pas judicieux de réaliser un doublage isolant (cas d’une isolation des murs par l’intérieur) et de faire cheminer les réseaux, derrière ce doublage.

Si l’installation électrique est complètement rénovée, on pourra penser à alimenter des équipements futurs : une imc dans des combles ou faux- plafonds, un équipement de chauffage central, l’alimentation d’un thermostat de chauffage ou d’un boitier de contrôle général, l’alimentation d’un ventilateur de plafond, ou encore l’installation de sous-compteurs électriques pour mesurer les postes de consommation principaux.

Réseaux vétustes

De nombreux bâtiments construits il y a plus de 30 ans sont encore équipés de leurs réseaux d’origine (réseau d’évacuation, alimentation eau froide en acier galvanisé ou en plomb etc.), qui nécessitent des interventions ponctuelles dues à leur état (conduites oxydées ou entartrées, phénomène d’oxydoréduction dû à l’assemblage de matériaux différents, lors de réparations ponctuelles ou d’aménagement, non conformité etc.).

Ces interventions nécessitent dans certains cas l’accès dans les logements (au niveau de gaines techniques ou directement dans le volume habitable), et sont donc lourds à programmer et à organiser, il parait alors opportun de mutualiser ces interventions et de rénover l’ensemble de ces réseaux. Du point de vue de la thermique, il est possible de remplacer les distributions de chauffage et des circuits d’eau chaude sanitaire (qui parfois ne sont pas calorifugés !) et parfois même de créer des réseaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire collectifs avec éventuellement un réseau d’eau chaude solaire, à relier à une chaufferie et/ou à raccorder sur les logements. Les réseaux pour lesquels une réflexion est à mener sont : l’électricité courant fort et courant faible, le gaz, le chauffage, l’eau chaude sanitaire, l’adduction d’eau froide, les eaux usées, les eaux pluviales.

Etat du bâti, structure et enveloppe

Dans le cas d’une rénovation lourde, l’approche de rénovation énergétique globale doit être immédiate. Même si les maisons individuel les et le petit collectif sont soumis à la réglementation thermique dans l’existant « élément par élément », consistant à améliorer chaque poste pris séparément, il parait primordial d’envisager une rénovation énergétique globale, prenant en compte les solutions constructives et les équipe ments énergétiques, et leurs interactions. Dans le cas de grosses rénova tions, soumises à la RT globale, la présence d’architectes et ingénieurs intégrera directe ment le principe de rénovation énergétique globale, avec la possibilité de viser des objectifs ambitieux. Les sinistres que l’on retrouve couramment et qui permet traient d’entrer dans une démarche de rénovation énergétique sont: l’apparition de fissures sur façades ou la présence d’éclats de béton. Une fois le problème structurel traité, il conviendra de réaliser une réfection de façade avec la possibilité d’appliquer une ITE. Autre exemple, une toiture ayant des problèmes d’étan chéité pourra faire l’objet d’une réfection totale intégrant une isolation thermique.